Deux C.R.E.S.P.O.I.X au sommet du Canigou (66)
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Vendredi, Samedi, Dimanche , Lundi

 

Vendredi 11 août 2000, 5h40 en gare d’Antibes deux valeureux et courageux lurons ( Philou et Eric), de la formidable association le C.R.E.S.P.E, prennent le train. Leur destination, Béziers.
Après, six heures de train, passés à lire pour Philou et à somnoler pour Eric, l’arrivée à Béziers se fait vers 11h30.
Nous sommes attendus sur le quai de la gare par Dédou, l’oncle d’Eric et Christel, sa cousine.
Une fois embarqué dans la voiture, nous nous dirigeons vers Saint-Chinian petit village viticole de l’Hérault.

Notre destination finale, nous amène à Babeau-Bouldoux, petit hameau entouré des vertes collines prémices à la découverte de la montagne noire du pays du haut languedoc.
Notre arrivée, se fait juste au moment ou l’apéritif est servi. Effet bénéfique et revigorant après ce voyage ferroviaire. Quelques pastis plus loin, nous passons à table, pour un frugueux repas qui dura jusque tard dans l’après-midi.
Ce fut l’heure de partir au village de St-Chinian pour effectuer quelques courses et se rafraîchir sous l’hombre des platanes de la terrasse d’un bar.
Il fallut penser à quitter ce lieu car le dîner n’attendait que nous. Au menu barbecue, tranche de lard grillé sous du chèvre chaud, le tout sur un lit de salade. Pendant que le bois mis à brûler prenait soin de tourner en braise, nous ne manquons pas l’occasion de profiter de l’anis mélangé à l’eau, agrémenté de glaçons qui se retrouve comme par enchantement dans nos verres.

Ce chaleureux repas terminé, nous nous lançons dans une partie de tarot qui nous mène vers les 23h30, moment ou d’un commun accord se dessine l’heure du couché.
Cette journée fut un agréable encas à l’aurore des jours un peu plus sportifs qui se profilent pour les lendemains.
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Samedi 12 août 2000, à l’aurore d’un jour voilé de nuages, le réveil des corps se fit dans l’allégresse d’une journée prometteuse.
Le petit déjeuner, copieux, avalé nous préparons les sacs à dos.
Tout le monde en route, à l’assaut  du pic du Canigou.
Après avoir traversé les villes de Narbonne, Perpignan, Ille-sur-Têt et Prades nous arrivons, en fin de matinée, à Vernet-les-Bains lieu de rencontre de toute l’équipe de randonneur. Les quatre premier compères cités ci-dessus retrouve les six autres personnages de cette expédition : Nicole, son frère Jacky et une amie dédé. Domy accompagné de son mari Serge et de la charmante Brigitte.
Le temps de boire un café, manger quelques croissant, nous rejoignons le point de départ de la randonnée, le quartier de St jean, petit hameau de quelques maisons en direction de Fillols.
Nous démarrons cette  randonnée à l’altitude de 796m, chargé de nos sacs lestés de deux jours de vivres et de vêtements.
Sous un soleil voilé de nuages menaçants, nous entamons notre marche de bonne humeur ou chacun essaie de trouver son rythme de croisière.
Les premiers 700m de dénivelés se déroulent dans un sous-bois de feuillus et de conifères. Nous traversons le Clot de Xixo avant d’arriver à la Porteilla de Baix ou nous admirons la cascade St-Vincent  et la cascade des Anglais qui déversent leur eau dans le riu de St-Vincent.
Plus loin, le décor change pour perdre sa verdure et devenir plus rocailleux. Vers 1600m, un peu en dessous du Roc de Onze Heures, nous subissons les frasques d’un orage qui n’attendais qu’une occasion pour s’éclater sur nos frêles épaules.
Bien que la sécurité veuille que nous abandonnions notre randonnée, la lecture du ciel nous permet de penser que cette orage va être limité dans le temps. Il n’empêche, nous prenons le petit raidillon du rui de Bonne-Aigue dans une ambiance détrempée.
C’est le refuge de Bonne-Aigue, à 1741m d’altitude, petite abri de l’o.n.f. qui nous offre une aile, son toit en l’occurrence pour nous protéger de la pluie.
L’orage c’est calmé mais le ciel toujours couvert, laissant entrevoir quelques rayons de soleil, nous persuade de rester pour la nuit dans ce rustique mais non moins agréable gîte.

Une fois le linge mis à sécher, les lits (fait de planche de bois) choisis, nous entamons le délicieux moments de l’apéro qu’accompagne un délicieux jambon de montagne.
Pendant que nous sirotons nos verres à la couleur du jaune anisette, l’eau pour la soupe est mis sur les réchaud  (les participants se souviendront de l’histoire ; à la recherche de l’eau perdu), les différents plats amener par les joyeux participants sortent des sacs afin que le dîner puisse commencer dans une humeur des plus heureuses.

Les ventres bien remplis, d’aucun vont faire une marche digestive au clair d’un ciel nuageux, pendant que les autres entament une partie de tarot qui se terminera à la lueur d’une frontale quelque peu limite.
 Minuit, tout le monde au lit, bonne nuit, demain c’est l’ascension finale.
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Dimanche 13 août 2000, Le réveil se fait au chant des rêves s’évanouissant. le ciel est prometteur d’une belle journée ensoleillée, le petit déjeuner remplissant l’office de nous préparer à notre but de la journée, à la fois nutritivement et psychologiquement. Les sacs plus léger qu’hier sont, pour certains laissés à l’abri de notre accueil de nuit, et pour d’autres chargés sur les dos encore froid.
Le sentier que nous empruntons gravit un petit raidillon qui nous mène 300 mètres plus haut à l’abri, la casteille. Nous quittons un sous bois pour nous retrouver dans un paysage qui  s’étend à l’horizon.
200 mètres de déniveler, au-dessus, notre sentier croise celui emprunté par un nombre important, trop important, de bipèdes qui sont parti du chalets des Cortalets, refuge que l’on peu atteindre en voiture pour n’avoir que 500 mètres à monter jusqu’au Pic du Canigou. Ce qui  en fait une randonnée, disons, aisée.
Nous ayant déjà1000 mètres dans les jambes avec la journée d’hier, à ce croisement il nous reste aussi 500 mètres de déniveler positif.  Une pente assez raide nous mène à 2362 mètres ou nous laissons le pic Joffre. Puis ce petit chemin serpente tranquillement , avec à notre droite le Roc dels Isards et à notre gauche la crête du Barbet, pour nous amener à la Porteille ou ce sentier s’évade vers le ciel pour atteindre le Pic du Canigou (2784m), notre arriver ne ce fait pas dans la quiétude et la sérénité, le sommet étant déjà envahie par de nombreux randonneurs trop bavard et bruyant..
Cette multitude, ne nous empêche pas d’apprécier à sa juste valeur le paysage qui s’ouvre sous nos yeux . La brèche Durier sous nos pieds pourrait nous emmener vers le Puig Sec, le Puig Del roc nègre et le Puig Dels Tres vents.

Il est grand temps d’entamer la descente. Les 2000 de déniveler qui nous attendent vont nous ramener vers les voitures qui elle même nous ramenerons vers une douche, un repas et surtout un lit bien plus douillet (rien à voir avec la judoka).
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Lundi 14 août 2000, nos deux compères du C.R.E.SP.E. quittent l’Hérault par le même chemin qu’à l’arriver en laissant derrière eux les souvenirs merveilleux de l’accueil de nos hôtes, Mr et Mme Amans et de la rencontre de tous les fantastiques participants de l’odyssée 2000 au Pic du Canigou.

Tous ce petit monde c’est donné rendez-vous l’année prochaine (2001) pour une nouvelle odyssée
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