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Samedi ( Le depart ), Dimanche ( Villerouge ) , Lundi (Carcassone), Mardi ( l' Aguzou ) , Mercredi ( Tautavel-Aguilar), Jeudi ( Montsegur-Puivert) , Vendredi
(Queribus-Peyrepertuse , Samedi
( Le retour )
Samedi 6 mai 2000.
10h30, Tous réunis, dans un minibus loué
auprès de Europcar, nous partons en direction du lieu de
notre nouvelle aventure.
Mais comment vous
présenter ce nous, ces héros partant à la conquête
de plaisirs, de cultures, de connaissances de soi et des autres.
En tout bien, tout honneur, le rideau de cette pièce se lève
sur notre président, Philippe dit Doudou avec son
humilité et sa soif de savoir. Il est accompagné de
sa femme Bahia, qui nous fait le grand honneur de sa présence.
Il est agréable de pouvoir discuter avec elle, je retiens
cette impression de toujours apprendre quelque chose, malgré
son comportement monolithique, dixit Jean-Claude. Comme l’écrivain
a besoin d’un dictionnaire notre sortie ne pouvait se passer des
connaissances géologiques, historiques, préhistoriques
de notre trésorier. Il y a la présence toute naturelle
et maternelle de Rose. L’humoriste Philou, compagnon des fins de
soirées pour d’agréables libations. Et puis, et puis,
l’irrésistible Ghislain, la tendresse à fleur de peau,
nous attirant dans un monde ou sa gentillesse n’a d’égale
que sa tolérance.
Je citerai ma présence comme simple narrateur
de cette pièce, qui allait se jouer dans le formidable décor
offert par «dame Nature et la Tragédie Cathare.
Le voyage vers notre destination,
se passe dans une très bonne ambiance. Une chaleur humaine
se crée et sera le ciment de notre entente lors de cette
escapade.
Je raconterai très peu le premier repas, pris ensemble, dans
un routier, car il ne tient pas la comparaison en rapport des repas
pris tout au long de ce périple.
Je préfère m’arrêter sur l’énigme, digne
d’un Agatha Christie, qui envahie notre véhicule.,Ghislain
reçut des messages, d’une personne inconnue, sur son portable.
Des messages, dont je ne peux citer ici les textes, aguicheurs et
sans équivoques.
Tout le mystère se résume à cette simple question.
Une fille ou une blague ?
Tel Hercule Poirot, Ghislain
mène l’enquête. Ne pouvant savoir le numéro
de la mystérieuse inconnue du portable, il évoque
plusieurs solutions. Ses déductions l’amènent à
penser à Jean-Philippe, il pourrait en être capable.
Mais, après avoir pris des renseignements auprès de
ce dernier, Ghislain en conclut que ce n’était pas lui.
Pendant ce temps d’autres messages, au nombre de trois, étaient
arrivés.
L’énigme s’épaississait.
Ce mystère allait durer environ deux heures, jusqu’au repas
du soir. Ghislain apprend que la blague vient d’un membre de
l’équipe ou de tous les membres masculins de notre groupe.
En sait-il aujourd’hui la réponse ? Cela nous permit
de prendre une véritable tranche de fou rire. Difficile de
le retranscrire, auprès de ceux qui ne l’on pas vécu.
Arrivée
au gîte d’étape de ALBIERES domaine de BOUTOU Tel :
04.68.70.04.45. Notre hôte, Lafargue Christian et sa femme
nous reçoivent dans un endroit charmant, sauvage et dont
la présence inhabituelle du silence écorche presque
nos oreilles.
Des chambres agréables, une douche rafraîchissante,
nous permettent d’attendre le repas qui est gastronomique par ses
plats et son vin.
Je referme cette journée avec mes yeux. Il est minuit et
demie.
Retour au debut
Dimanche 7 mai 2000.
8h00,
le réveil se fait au chant des oiseaux et sur le calme de
cette maison isolée au milieu des champs d’herbes et de fleurs.
Les odeurs de pain grillé, de café chaud emplissent
le couloir où nos pas nous entraînent vers un petit
déjeuner copieux.
On y apprend que tout le monde a bien dormi, mais aussi que le courageux
Doudou s’est levé très tôt pour courir quelques
dizaines de kilomètres.
9h30,
tous les participants sont sur le pont. A regret nous quittons cet
endroit charmant et charmeur.
Nous dirigeant vers le départ de notre première ballade,
il faut se rendre à l’évidence, le beau temps n’est
pas de la partie. Tant pis, d’humeur joyeuse, sac sur le dos, on
quitte le col de Caroun empruntant le G.R. qui nous amènera
à VILLEROUGE - TERMENES, après 1h40 de marche.
Ce sentier superbe au milieu d’une forêt épaisse, traverse
une petite rivière qui a laissé derrière elle
les dégâts de sa dernière colère. Il
remonte tranquille jusqu’à la chapelle NOTRE-DAME qui est pour nous l’arrivée au village.
Et c’est tant mieux parce que si l’appétit vient en mangeant,
il s’amène aussi en marchant.
Pas de chance, un alléchant restaurant médiéval,
nous tend ses plats mais il est complet. On se rabat sur une taverne,
nous profitons de ses sandwichs et de ses boissons. Fin de la pause
alimentaire, nous repassons devant le château de VILLEROUGE
- TERMENES Où le dernier parfait cathare, Guillaume de Bélitaste,
fut brûlé en 1321.
Le
retour se fait, diront certains, d’un pas plutôt rapide.
1h de marche, nous permet de retrouver notre minibus, mais surtout
de se changer car le retour se fit sous une légère
pluie. Tout le monde prêt, nous entamons la route qui nous traîne vers notre nouvel hébergement
à CUCUGNAN.
Ce
trajet nous fait traverser le village de TERMES où s’élève
son château, au sommet d’un pic de 470m. Son siège
dura 4 mois, d’août à novembre 1210, après la
prise de MINERVE.
On
s’enfonce dans les gorges de TERMINET, rejoignons la rivière
de l’ORBIEU. Plus loin on entre dans les gorges du même nom
pour atteindre le col de Redoulade. Ici, s’ouvre la porte sur un
magnifique paysage, hélas il est caché par le mauvais
temps.
Nous
arrivons à CUCUGNAN, lieu de repos où nous passerons
la semaine. Le temps maussade, ne nous permet pas d’apercevoir le château de QUERIBUS. Il n’entame en rien
l’humeur joyeuse de notre fine équipe.
L’installation
à l’auberge des Vignerons, tel : 04.68.45.03.00, se
réalise dans la chaleur d’une douche bien venue et le plaisir
du repas
tant espéré.
Pour l’apéritif, nous faisons la connaissance d’un bar du
village, qui sera pour nous un lieu de pèlerinage souvent
répété. Quand je dis nous, cela concerne surtout
2 compères, mais je resterai discret.
« JUPILER reconnaîtra les siens ».
Le
repas ou plutôt les repas du soir (voir menu plus loin), impossible
à narrer, ces feuilles ne permettent pas de faire ressortir
les odeurs qui imprègnent nos narines, de donner toutes les
saveurs qui nous explosent en bouche. En fin ils seront en tout
point excellent accompagné de bons vins.
Il
est temps de tirer le rideau sur cette journée de plaisir
partagé, de rejoindre nos chambres et par la même occasion
Morphée.
Retour au debut
Lundi 8 mai 2000.
8h00,
on se lève. Pas le
temps, qui reste couvert et pluvieux. Notre programme est chamboulé,
la solution vite trouvée.
Le petit déjeuner calmant nos estomacs, nous prenons le minibus
en direction de CARCASSONE. Pour s’y rendre, nous traversons les
gorges de GALAMUS magnifique, grandiose, lumineuse. On y aperçoit
des canyonistes, bien que d’après nos informations le canyon
soit réglementé dans ce site, ils effectuent un saut
d’une hauteur de 10 mètres.
On
quitte ces superbes gorges, pour nous diriger vers RENNES – LE -
CHATEAU, ses mystères, son secret mais de l’avis de tous
les acteurs de ces voyages, on en ressort avec une grande déception,
à éviter.
L’heure
est à rejoindre directement CARCASSONE et sa cité.
Le véhicule garé, le premier projet est de trouver
un restaurant, l’idée est de goûter un plat régional :
Le Cassoulet. Suprême délice, le restaurant choisi
est excellent, dans l’accueil, la nourriture, la boisson, le digestif
offert. On y est si bien que notre entrée se fit à
13h00 pour sortir de table vers 16h00. On peut conseiller à
toutes personnes se rendant à CARCASSONE, de s’arrêter
manger chez Georges Cousteaux, une cinquantaine de mètres
à gauche après l’entrée principale de la cité.
Ce repas terminé, nous errons dans la cité, longeons
ses remparts, flânant au grès des boutiques défilant
à l’allure de nos pas touristiques.
Il
nous faut quitter ce lieu, nous nous rendons à
LIMOUX, visiter le Catharama.
Petite boutique dédiée à l’histoire Cathare.
Avec une arrière salle, la diffusion d’un film sur les hérétiques
Albigeois vu du côté religieux.
19h30, nous rejoignons nos pénates, savourons un succulent
dîner et au lit tôt, demain le réveil sonnera
de bonheur.
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Mardi 9 mai 2000.
6h30, le chant du réveil enlève
notre sommeil. Vite lavé et habillé, on se retrouve
autour du minibus pour prendre la direction de la grotte de l’AGUZOU,
située après AXAT en direction de FORT-ROMEU.
Nous avons rendez-vous avec notre
guide Philippe Moreno à 9h00.
En chemin nous dévalisons une boulangerie et assiégeons
un bar de ST PAUL – DE – FENOUILLET pour un petit déjeuner
revigorant.
La route se fait tranquille jusqu’au lieu de rendez-vous.
Là, nous faisons la connaissance de Karine, travaillant pour
l’office de tourisme d’AXAT, elle visite la grotte pour mieux la
présenter au touriste.
Notre progression sous - terre va durer 7h00.
Je vais essayer de donner un aperçu de ce que nous découvrons.
C’est Magnifique, Superbe, Somptueux, Splendide, d’une grande richesse.
Et l’apothéose,
la salle des milles et une nuit avec son apparat, son éclat
avec cette impression qu’elle a sorti tout ce faste, ce luxe, ce
brillant rien que pour nous.
On comprend très bien, toute
la précieuse attention que met Philippe à protéger
cette grotte afin que chaque quidam puisse bénéficier
de ces beautés.
17h00, nous sortons de notre rêve avec le souvenir des merveilles
vues et des éclats de rire surtout lorsque Rose nous appris
que ses pieds bougent ! ! !
Bienheureux, on s’en retourne vers CUCUGNAN avec
le secret espoir de faire couler une bonne pression dans nos gosiers
assoiffés. Le malheur a voulu que se soit le jour de fermeture
du bar. On attendra l’heure du dîner pour boire un petit verre.
Ce
soir là, Bahia appris que l’on pouvait perdre beaucoup au
Poker.
Elle me doit toujours 4 punaises.
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Mercredi 10 mai 2000.
8h00,
le beau temps n’est toujours pas au R.D.V.
On décide de visiter le musée préhistorique
de TAUTAVEL. Aussitôt à l’intérieur, une discussion
sur les origines de l’homme s’entame entre Ghislain et Jean - Claude.
Le musée est très intéressant mais trop long
et surtout une masse trop importante d’informations.
L’esprit rassasié, nous décidons de remplir nos ventres.
Le choix se porte sur une pizzeria, en hommage à Ronsard,
et pour permettre à Philou de payer sa dette !
« Allons voir si la rose… »
Ce
repas est animé par un débat sur la façon de
percevoir l’information et son traitement..Ce déjeuner terminé,
nos pas nous mènent vers le second musée de TAUTAVEL,
les premiers habitants de l’Europe.
Il est tout aussi passionnant que le 1er mais en
plus concis et bien réalisé.
Le vent du retour nous dirige vers le château
d’AGUILAR qui a appartenu à la famille des TERMES au temps Cathare, rattaché au Royaume
de France en 1240.
Cet acte se referme sur une journée riche de découverte,
de savoir et de connaissances.
Après
le dîner toujours succulent, certains d’entre nous vont rejoindre
la douceur du lit douillet.
Deux seulement, deux décident d’aller vider quelques verres
accompagnées d’une partie d’échec et d’une partie
de belote contrée.
Ils s’en retourneront vers 0h30 avec la victoire
sur l’équipe locale.
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Jeudi
11 mai 2000.
6h30, 4 compères
courageux ou fous selon le cas, se lèvent pour un petit footing
matinal de 10km. Dur pour Ghislain et moi, il
semble facile pour Philou,
il est «finger in the nose » pour Doudou.
Mais quel bonheur, le soleil enfin se dévoile sous l’acclamation
du chant des oiseaux. La fraîcheur matinale, la beauté
du paysage fait oublier, pour certain, l’alcool bu la veille.
Et oui ce n’est pas compatible avec le sport !
La
douche, le petit déjeuner et le départ joyeux vers
MONTSEGUR font disparaître les douleurs dans les jambes.
Une
heure de route s’égrène avant notre premier arrêt
au château de PUIVERT situé à 600m d’altitude,
il fut pris par Simon de Monfort en 1210 après 3 jours de
siège.
Philou nous conta un événement historique inconnu
jusqu'à présent même des plus éminents
historiens : c’est dans ce château que Damoiseau Ghislain
vicomte de
Quadriga comte du duché
de Tol et Rance installa le 1er poste de télévision sur le réseau
Cathare ; La chaîne des troubadours. Ce fait n’est pas
nié par son descendant direct
M. Perret Ghislain.
On
repart en direction de MONTSEGUR, avec un arrêt devant la
fontaine intermittente de FONTESTORBES ou
nous ne pouvons voir ce phénomène le débit
de l’eau étant trop fort.
MONTSEGUR, 12h30, moteur à peine coupé on cherche
un resto, on a des appétits a apaisé. « L’Occitadelle »
est l’élu du jour. Et le déjeuner est bon de chez
bon. il est accompagné d’un apéro maison, d’un vin…
et surtout du gâteau basque si délicieux.
La
digestion est faite pendant la visite du château situé
sur un pog à 1207m, il fut le siège de l’église
Cathare.
Il ne reste aujourd’hui que
quelques ruines qui ne méritent pas le détour, si
ce n’est pour le point de vue et le côté historique
de l ‘affaire Cathare.
Plus captivant, le musée de MONTSEGUR sur l’histoire des fouilles du site.
Heureux
de notre journée, le retour se fait dans une ambiance de
joie, de bonheur, accompagné de chansons fredonnées
par tous, orchestrés par Rose sous la direction de Jean -
Claude
Nous traversons ST PAUL – DE - FENOUILLET, sous un orage de grêle
avant de rejoindre l’auberge.
Je
n’assassinerai pas nos lecteurs en narrant l’excellence du dîner,
cela commence à faire redondant
Fin du 6èmè acte. Bonne Nuit.
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Vendredi 12 mai 2000.
8h00,
heureux voyageurs du C.R.E.S.P.E., aujourd’hui, il fait beau.
Nous partons à pied, à l’assaut du château de
QUERIBUS perché sur un piton rocheux à 728m d’altitude.
Du village, cela fait 500m de dénivelé positif.
Pendant la montée ver le château un débat passionnant
sur l’ésotérisme se crée
Le plus beau de tous, ce château ne tomba qu’en 1255 après
la chute de MONTSEGUR. Sa visite est le feu d’artifice qui termine
notre semaine passée à la recherche du passé..On
prendra notre repas au pied de ce magnifique édifice.
Nous
quittons, presque à regret, cet endroit. Retour par le même
sentier, le temps de boire une boisson rafraîchissante au bar de CUCUGNAN.
Nous prenons le minibus, direction le château de PEYREPERTUSE
à 5 km. Il est le plus grand château Cathare surnommé
le «carcassonne Céleste ». Situé
à 800m d’altitude, formidable vaisseau aérien ouvrant
la vue sur un paysage grandiose.
En
fin d’après - midi notre groupe se retrouve à CUCUGNAN.
On décide d’aller voir le sermon du curé de CUCUGNAN
au théâtre Achille Mir, écrivain audois (1822
–1901).
Spectacle laissant notre équipe presque sans voix, il allie
humour, poésie, le tout servi par la technologie moderne.
A VOIR.
Il
est maintenant temps, hélas, de parler de la soirée
de départ.
Comme le château de QUERIBUS, cet ultime dîner est l’apothéose
gustative de cette escapade Cathare, tant par ses mets que par les
boissons.
La soirée s’étire tard dans la nuit, où l’on
se retrouve au bar pour quelques derniers verres.
Un tournoi d’échec s’organise, et bien que petit à
petit les concurrents quittent la place pour cause de fatigue, le
concours se termine vers 2h30 sur la victoire d’un membre du C.R.E.S.P.E.
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Samedi 13 mai 2000
7h15, c’est le
départ. Toutes les Bonnes Choses ont une Fin.
Un peu abattue et morose par un coucher tardif et à l’idée
de quitter les merveilleux moments passer en ces lieux, notre Bande
de Joyeux Drilles s’en retourne sur Nice, dans la même bonne
ambiance qui régna tout au long de ce séjour.
Il est temps pour moi de donner la conclusion à cette histoire
«du C.R.E.S.P.E au pays Cathare. »
Quel superlatif est le mieux adapté pour résumer cette
fabuleuse semaine ?
Je laisse à chaque participant le soin de trouver le sien.
Pour
ma part, je les remercie tous, un par un, de la confiance qu’ils
m’ont accordé depuis l’élaboration jusqu'à
la phase finale de ce voyage.
Avec
l’espoir que ces quelques feuilles leur rappellent de bons souvenirs,
donne à d’autre l’envie de nous accompagner lors de prochaine
pérégrination.
« HEUREUX
QUI COMME LE C.R.E.S.P.E. A FAIT UN BEAU VOYAGE »
A
l’amitié.
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