Sur le sentier Cathares

 

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L'histoire cathare s'est déroulé sur prés de 2 siècles.
L'élimination du dernier parfait date de 1321.
Le terme Cathare n'était ni utilisé par les prêtres, religieux et ni par l'inquisition. L'expression la plus usitée était »hérétiques Albigeois »
Dans cette catégorie, les inquisiteurs séparaient les parfaits. C'est à dire les prêtres ou prédicateurs hérétiques.
Le Nom d' «Albigeois »  s'explique par la forte domination du catharisme dans cette région.
Les noms que l'on donnait au camp adverse étaient les croisés, la papauté, les Français.
A l'époque le mot «français » désignait les habitants de l'Île de France.  
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Le mot cathare apparaît en 1163 dans un sermon du moine allemand ECKBERT de SCHONAU, avec lesquels il a «disputé ».
A ce jour aucun étymologie du mot Cathare n'est admise par les spécialistes. La plus commune viendrait de l'Allemagne.
Au Moyen-Age le chat était l'une des incarnations du Diable.
Chat =Kalte : Hérétique proviendrait de Kelter (même racine). On qualifiait de Cathares (hérétiques) ceux qui avaient l'habitude d'embrasser le derrière d'un chat pour honorer Satan.
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En France jusqu'au milieu du siècle dernier on utilisait le mot albigeois d'où l'expression «croisade des Albigeois ». C'est Charles SCHMIDT en 1849 qui aurait employé l'expression «cathares albigeois ».
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L'affaire Cathare est à la fois religieuse et politique.
Pour mieux comprendre la tragédie Cathare, il faut expliquer le système féodal de la société du 12
ème et 13ème siècle.
Le régime Féodal est un ensemble d'institutions qui définissent les obligations de service et d'obéissance d'un vassal envers un seigneur et de protection et d'entretien du suzerain envers le vassal.
L'église aussi est omniprésente au début du 13
ème siècle ; exemple : l'état civil est assuré par le curé.
La papauté a joué un rôle important dans l'histoire de la tragédie Cathare surtout le pape Innocent III (pape de 1198 à1216) c'est lui qui a lancé la croisade contre les Albigeois. La papauté avait trois armes pour lutter contre l'hérésie.
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L'excommunication elle prive l'intéressé de vie religieuse.
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L'interdit contre un seigneur, elle interdit toute vie religieuse sur son territoire.
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La croisade armée Appel des armées sous la bannière de l'église pour combattre l'hérétique.
Deux ordres religieux seront les combattants les plus acharnés de l'hérésie Cathare. Les cisterciens de l'ordre de Cîteaux fondé en 1098. Les Dominicains impliqués dans la création et le fonctionnement de la Ste Inquisition.
En dehors de l'église trois acteurs politiques sont en cause dans l'Affaire Cathare : Le Comté de Toulouse, le puissant voisin le royaume d'Aragon et la grande nation le royaume de France.
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Le conte de Toulouse puissant vassal du roi de France. Mais le Comte de Toulouse est aussi Duc de Narbonne et Marquis de Provence, cela le rend vassal à la fois du roi d'Angleterre et du roi d'Aragon et même par une curiosité historique vassal de l'empereur d'Allemagne (Arles fait toujours parti théoriquement du domaine impérial Germanique).
Dans le comté de Toulouse c'est le droit romain qui prévaut à la différence de la France. Les villes sont dirigées par les capitouls ou consuls élus par les nobles et les bourgeois de la cité.
Ces villes connaissent une grande prospérité fondée sur le commerce.
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La religion Cathare n'est pas un corps constitué, il n'y a pas de couvent, d'église paroissiale mais il existe bien une certaine hiérarchie :à la base les croyants puis les novices, les diacres et enfin les évêques cathares.
Pour les cathares, il n'existe pas un seul Dieu mai deux : un Bon et un Mauvais : On le qualifie de dualisme.
Le Dieu Bon règne sur les cieux et a créé les esprits, les âmes.
Le Dieu Mauvais a créé les choses visibles donc les êtres humains.
A la création chaque âme peut connaître neuf corps, au neuvième soit c?est le paradis, soit c'est l'enfer. (C'est la doctrine de la
MÉTEMPSYCOSE = une âme peut connaître plusieurs corps.) Mais pour certain cathare l'enfer c'était la terre.
La doctrine cathare rejette la redemption de nos péchés par le Christ, il rejette également tous les sacrements dont la communion. De même, pour l'adoration de la croix puisque la venue du Christ n'est qu'illusion et tromperie et que le corps du Christ a été créé par le Diable (Dieu mauvais).
Les cathares sont certains de retrouver le monde lumineux du bon après leur mort à la seule condition d?adhérer à la Foi cathare. Les cathares considèrent le baptême chrétien sans aucune valeur. Ils préfèrent l'idée que deux processus différents sont possibles.
- Le passage à l'état de perfection.
- La réception du baptême à l'heure ultime de la vie.
La religion cathare est très novatrice car elle permet aux femmes de pratiquer le noviciat(prêtrise) et donc d'accéder à la l'état de parfait(prêtre).

Conséquence de cette doctrine sur la vie sociale :
La doctrine cathare aboutit à rejeter le système féodal, le paiement des impôts, la justice seigneuriale ou royale. Le parfait ne doit pas mentir, ni jurer or la prohibition du serment empêche le jeu des règles féodales. L'obligation de dire la vérité a eu des conséquences terribles lors des interrogatoires des parfaits.
Tout cette doctrine aurait pu, si elle s'était étendue, conduire à une explosion sociale. Mais aucune révolte n'a eu lieu puisque les cathares pensaient qu'il était impossible d'agir contre le mal, donc de changer le monde.
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Les Événements :
Les débuts de l'implantation de l'hérésie cathare sont incertains et même inconnus.
On sait, par les documents, que le dualisme divin s'est manifesté en Europe Occidentale au début du XIe siècle.
Un bûcher aurait en 1022 à Toulouse exécuté dix chanoines proférant des idées proches de celles des cathares.
Le deuxième concile de Toulouse en 1119 condamna une hérésie déjà répandue (reprit par le deuxième concile de Latran) celles des Albigeois.

Les événements s'articule en 2 périodes :
A la fin du XIe siècle : prédication pacifique, bien qu'un légat du pape, en 1180, ait demandé une croisade militaire.
L'assassinat d'un légat en 1208 précipite les événements.

  • 1209 à 1224 première croisade
  • 1226 à1229 seconde croisade
  • 1249 à1255 liquidation définitive du catharisme

A la seconde moitié du XIIè siècle, l'église est préoccupé par la forte progression du catharisme. Et la papauté s'inquiète que les autorités civiles manquent d'empressement à chasser l'hérésie. Jusqu'en 1177 ou RAYMOND V Comte de Toulouse, dans une lettre adressée à l'ordre de Cîteaux, met en cause l'hérésie cathare et fait appel au Roi de France pour vaincre le catharisme. Le catharisme est pourtant assez répandu dans la noblesse albigeoise.
Même le clergé local est impuissant face à la Foi cathare pour 2 raisons essentielles :
LA LANGUE : le latin pour l'église, langue d'Oc pour les cathares.
LES DIMES : l'église prélève des dîmes pour subsister.
Les cathares vivent de leur travail et ne demande rien. Mais aussi l'intervention des Frères prêcheurs(Franciscans et Dominicains) génére des discussions au sein du clergé qui profite au catharisme.
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Intervention extérieure
Le Roi de France Louis VII et le Roi d'Angleterre Henri II répondent par le droit féodal à l'appel du Comte de Toulouse. Avec l'accord du pape une délégation séjourne dans le Comté de Toulouse de 1178 à1181. Mais les deux rois interviennent aussi par peur d'une extension de la Foi cathare à leur royaume. Cette délégation est sous l'autorité du légat du pape Pierre de Pavie.
Quelques chefs cathares sont, sous des interrogatoires assez précis, obligés d'abjurer leur Foi mais la répression n'atteint pas encore le degré de sauvagerie qu?elle connaîtra dés 1209.
La situation évolue à la mort du pape Célestin III et par l'élection d'un nouveau pape Innocent III. Celui-ci lance immédiatement un appel aux armes contre les hérétiques. Mais c'est surtout la mort de son légat, Pierre de Castelnau, en 1208 qui le convainquit de la nécessité d'une véritable croisade.
Pourtant à partir de 1204, année où les croisés pillent Constantinople, Innocent III envoi d'abord des prédicateurs qui adopte la méthode de prédication cathare, en allant humblement vers les hérétiques, pour convertir ceux-ci à la Foi Catholique. Mais cette démarche ne donne pas entièrement satisfaction.
C'est donc en 1208, par l'assassinat du légat Pierre de Castelnau que le sang va couler à flot.
Les cause et les responsabilités de cet assassinat restent incertaines mais l'église, par l'intermédiaire du légat Arnaud-Amaury, va se servir de l'occasion pour lancer la croisade contre les hérétiques Albigeois.
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La premiere croisade :(1209-1213)
Avant de déclencher l'invasion, deux points sont à éclaircir.

1209 : Premiere campagne
Le but de la croisade était d?extirper l'hérésie, en passant par la soumission des seigneurs qui, en s'engageant à favoriser cette eradication, sauvegardaient leurs fiefs devenus intouchables par protection de l'église.
Le gros de l'armée part de Lyon, traverse Valence qui fait soumission sans problème ainsi que Montpellier.
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Le massacre de Bezier

Les campagnes annuelles de Simon de Montfort:

Retour à l'histoire :
Simon de Montfort décide de s'attaquer au Comte de Toulouse, qui il est vrai a toujours montré peu d'empressement à combattre les hérétiques. D'ailleurs beaucoup de vassaux fidèles au comte de Béziers ont trouvé refuge à Toulouse.
Après l'échec du siège de Toulouse en juin 1211, Simon de Montfort utilise les ressources politiques et religieuses pour isoler Raymond VI, comte de Toulouse.
Politique : En conquérant l?immense majorité du territoire du comté de Toulouse.
Convoquant en assemblée les vassaux de Raymond VI, fraîchement conquis, pour leur faire signer un acte, connu sous le nom des «statuts de Pamiers » le 1
er décembre 1212, obligeant d'instaurer les règles et lois juridiques utilisées en Île-de-France.
Religieuse : En réussissant, par l'intermédiaire du légat du pape Arnaud-Amaury, à faire excommunié et poser l'interdit à plusieurs reprise sur le comte de Toulouse.
Pour lui venir en aide, Raymond VI fait appel à son puissant voisin, le roi d'Aragon. Celui-ci accepte, par peur qu'un seigneur du Nord obtienne un vaste domaine et aussi parce que Raymond VI est son beau-frère.
Une délégation Aragonaise est envoyée à Rome ou elle expose les arguments de Pierre II, roi d'Aragon, comme le droit féodal bafoué par Simon de Montfort.
Le pape décrète aussitôt l'arrêt de la croisade.
Cette décision intervient à la mi-Janvier 1213. Mais c'est seulement en février 1213 que les légats du pape reçoivent cette notification et pendant cet intervalle la situation a complètement évolué.
Lors du procès canonique, qui débute janvier 1213, et qui doit permettre à Raymond VI de s'expliquer sur l'accusation d'hérésie, Pierre II d'Aragon intervient, auprès des légats pour exposer les mêmes arguments, faites par sa délégation au pape.
Ceux-ci refusent. De ce fait le comte de Toulouse prête serment et s'engage auprès de Pierre II.
Or Raymond VI est déjà le vassal du roi de France et ne peut se donner à un autre suzerain.
Le pape apprend, ce fait par ses légats, décide de relancer la croisade le 21 Mai 1213 et ordonne à Pierre II de renier ses serments fait à Raymond VI et de signer une trêve avec Simon de Montfort, faute de quoi il sera exclu de la communauté catholique.
Pierre II, ne l'entend pas, et organise une campagne militaire, passe les Pyrenees avec un nombre important de soldat : objectif la ville de Muret.
Mais cette bataille est une défaite militaire et c'est l'écrasement des forces Aragonaises et Toulousaines, Pierre II y trouve la mort dès le début des combats. Simon de Montfort s'ouvre une domination sans limite de cette région.

1214-1215 : L'achèvement de la conquête.
En janvier 1214 le pape nomme un nouveau légat, Pierre de Bénevent, qui remplace Arnaud-Amaury.
Simon de Montfort continue sa conquête, avec son cortège de destructions et de massacres.
Par un concile qui se tient à Montpellier en janvier 1215, il essai de se faire nommer chef suprême de Toulouse et des domaines du comte de Toulouse. Cela ferait de lui un seigneur plus puissant que le roi de France, exerçant son autorité des Pyrenees centrales aux Alpes et à la Dordogne .Ce concile qui accède à sa demande, en attendant la réponse du pape, oublie les règles élémentaires du droit féodal. Cette énormité ne fait que refléter l'ambition démesurée de Simon de Montfort.
Innocent III, qui avait reçu Raymond VI entre temps, lui donna l?absolution contre la remise de ses terres et de ses droits. D'où le renvoi de sa décision au grand concile de Latran de 1215.
C'est à ce moment qu'un intervenant resté dans l'ombre rentre en jeu, le Roi de France.
L'entrée en scène de Philippe Auguste va se faire par deux actes :

·D'une part, il accorde sa protection à la ville de Montpellier pendant le concile, façon efficace de marquer le territoire
 D'autre part, autorise son fil, futur Louis VIII, a participer à la croisade pour une quarantaine (OST)

1214-1215 : L'achèvement de la conquête.
Innocent III fit de ce concile le rétablissement de l'église dans l'état où elle devait être, c?est à dire un clergé ayant un mode de vie stricte et proche des ses ouailles.(c'est de ce concile que date l'obligation de chaque fidèle de se confesser au moins une fois par an.)
Pour ce qui est de l'affaire cathare ce concile fut marqué à la fois par une absence et une décision.
Absence de critique, aucun regret à l'égard des méthodes barbares utilisées contre les cathares.
La décision de donner tous les droits ainsi que le titre de Comte à Simon de Montfort aux dépens de Raymond VI.
Simon de Montfort était investit de ses droits sous réserve du droit féodal en prêtant allegiance à Philippe Auguste. Ce fut fait en avril 1216 à Pont-de-l'Arche (Eure).
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Concile de LATRAN :
Innocent III fit de ce concile le rétablissement de l’église dans l’état où elle devait être, c’est à dire un clergé ayant un mode de vie stricte et  proche des ses  ouailles.(c’est de ce concile que date l’obligation de chaque fidèle de se confesser au moins une fois par an.)
Pour ce qui est de l’affaire cathare ce concile fut marqué à la fois par une absence et une décision.
Absence de critique, aucun regret à l’égard des méthodes barbares utilisées contre les cathares.
La décision de donner tous les droits ainsi que le titre de Comte à Simon de Montfort aux dépens de Raymond VI
Simon de Montfort était investit de ses droits sous réserve du droit féodal en prêtant allegiance à Philippe Auguste. Ce fut fait en avril 1216 à Pont-de-l’ Arche (Eure).
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Révolte :(1216-1225)
C'est d'Avignon qu'allait partir un vaste mouvement de révolte. En mai 1216, la ville, en présence de Raymond VI et de son fils, se prononce en faveur d'une campagne militaire pour reprendre Toulouse.
Ce mouvement à une forte tonalité occitane.
Se rallient, à cette révolte, seigneur d'Orange, comte de Valentinois, la majorité des villes de la vallée du Rhône, des vaincus de la croisade.
Premier objectif, Beaucaire prise en août 1216.
Puis Toulouse se soulève, Simon de Montfort procède à sa mise à sac en septembre 1216.
Raymond VI reprend, quand même, sa ville un an après.
Entre temps la révolte continue vers Carcassonne, dans les Corbières, en Provence, dans la vallée du Rhône.
Simon de Montfort décide de reprendre Toulouse donc l'assiège.
Pour la première fois le choc entre Occitan et Français est direct. Le siège dure d'octobre 1217 à juin 1218.
Le 25 juin, Simon de Montfort meurt, tué par le choc d'une pierre à la tête lors d'un combat. Le légat du pape désigne son fils, Amaury, comme successeur. Mais l'élan des croisés est coupé avec la perte de cet être doté d'un immense charisme.
Fin juillet le siège est levé. Un tel échec redonne courage aux Occitans.
Début 1219, Amaury de Montfort engage le siège de Marmande alors que Montpellier et Nîmes se rallient, à nouveau, à Raymond VI et son fils. Devant des faits si grave le roi de France intervient en dépêchant son fils Louis avec un fort contingent de chevaliers et d'archers. Son nom restera gravé au massacre de Marmande (mai 1219) perpétré après la prise de la ville.
La révolte Occitane s'amplifie et Amaury perd tous les territoires face à Raymond VII dont le père, Raymond VI, est mort en août 1222.
Janvier 1224, un accord est signé entre le comte de Toulouse et de Foix et Amaury de Montfort qui met fin à la première croisade.
La papauté ne veut pas se satisfaire d'un accord qui marque sa défaite, le nouveau pape Honorin III, demande au nouveau roi de France, Louis VIII, de reprendre le flambeau de la croisade.
Pour conduire une deuxième croisade Louis VIII, en Février 1224, pose des conditions que bien entendu le pape ne peut accepter cela aboutirai à tirer un trait sur l'autonomie d'action de l'église en Albigeois. De ce fait, en avril, le pape annonce qu'il renonçait à son idée de croisade contre les Albigeois et préfère se retourner sur une croisade en terre sainte.
Ce volte face n'arrange pas les affaires de Louis VIII car elle contrecarre sa volonté de s' emparer du languedoc.
Pendant deux ans, maneuvres diplomatiques, tractations officielles et secrètes opposent papauté, comte de Toulouse, Amaury de Montfort et roi de France.

La solution française :
Janvier 1226, Louis VIII, fait adopter par le parlement, réunissant les grandes familles seigneuriales de France, des archevêques et des évêques, le principe d'une nouvelle croisade avec pour corollaire la condamnation de Raymond VII et la cession à lui-même de tous les droits sur le pays Albigeois.
Toutes les conditions religieuses et juridiques étaient réunis pour une expansion du royaume de France en pays d'Oc. La seul annonce de l'arrivée des forces royales sèment la terreur et nombres de villes et seigneurs prêtent serment au roi de France sans combattre.
Malgré tous ces ralliements, Raymond VII multiplie les actes par lesquels ses vassaux et les villes s'engagent à résister à la croisade et au roi de France.
Septembre 1226, Avignon capitule et nouveauté pour bien incorporer le Languedoc au domaine royal Louis VIII crée une sénéchaussée, (c'est à dire un gouvernement civil et militaire royal donc en dehors du système féodal).Beaucoup d'autres sénéchaussées suivent Avignon : Béziers, Carcassonne, Pamiers, Castelnaudary, Lavaur, Puilarens, Albi.
Très fatigué et malade Louis VIII meurt le 8 novembre 1226. Il est remplacé par la régente Blanche de Castille puisque le fils qu'elle a eu avec Louis VIII est encore mineur. Avant de mourir, Louis VIII a nommé un chef militaire, Humbert de Beaujeu pour continuer la croisade.
Immédiatement après le décès du roi de France, la rébellion éclate, mais l'apogée de cette révolte arrive à son summum lorsque Raymond VII entre dans le conflit. Il est à nouveau excommunié et déchu des ses droits féodaux.
Humbert de Beaujeu, dans certaines zones, maîtrise la révolte avec les habituelles destructions, massacres et actes de barbaries. Pourtant Raymond VII étend son empire. Pour mettre fin à cette guerre, les deux parties veulent trouver une solution.
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Le traité de Paris :
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ébutant fin 1228, la France propose un premier projet. Au début 1229, les deux parties se réunissent à Meaux et bien que le texte soit dur, le comte de Toulouse du s?incliner. Ces négociations aboutissent au traité de Paris le 12 avril 1229.
Ce traité ne met pas fin au problème cathare mais extermine l?autonomie Occitane. Une étape très importante de l?histoire du royaume de France est franchie.

Analyse sommaire de ce traité :

  • Pas de levée de l'accusation d'hérésie pour le comte de Toulouse, malgré ce fait religieux l'essentiel de ce traité est politique.
  • Cession par le comte de Toulouse au profit du roi de la moitié de son domaine.
  •  Maintien en viager du restant, puisque après le mariage de la fille du comte de Toulouse avec le frère du roi, Alphonse de Poitiers, et à la mort de celui-ci, tout doit revenir à la France.
  • Allegiance du comte de Toulouse au roi de France, Louis IX.
  • Amnistie générale et réciproque.
  • Démantèlement des fortifications de plusieurs villes et châteaux dont celui de Toulouse.
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Le renforcement de l'appareil de reprehension :
Malgré ce traité, comme on l'a vu le problème cathare est toujours existant. Pour cela, en avril 1229, Louis XI signe un texte obligent les vassaux Occitan qui ont rendu hommage au roi de France, à s'impliquer dans la lutte contre les hérétiques cathares, participer à leur recherche. Il y a ainsi confusion entre le domaine religieux (ecclésiastique) et le domaine civil (séculier).
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Montségur, La fin des cathares :
Montségur, ce mot est lourd de signification. Le bûcher du 16 mars 1244, après un très long siège, reste comme le symbole de la tragédie cathare.
C'est à propos de Montségur que plusieurs dérives se sont produites (le trésor cathare, le temple solaire, le relais des religieux de l'inde ou encore le saint Graal). Mais un fait est certain se fut après le siège et la prise de Montségur que le catharisme s'éteint.
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Situation après le traité de Paris
Ce traité a mis les autorités religieuses en position de force pour combattre l'hérésie cathare.
En 1229,un concile se tient à Toulouse, et c'est de la qu'est né un véritable régime policier dans la région, en un mot l'inquisition.
Très vite un climat général lourd de menace s'installe. Le comte de Toulouse, Raymond VII, joue encore l'ambiguïté face à cette répression. Mais le nouvel évêque de Toulouse Raymond de Fauja(1231), réussi à entraîner le comte de Toulouse dans la chasse aux hérétiques.
En avril 1233, le pape Grégoire IX, charge les frères prêcheurs(dominicains) de poursuivre les hérétiques et de constituer les tribunaux de l?inquisition. Le fanatisme qu?ils affichent aboutit à l'explosion.
Un fait macabre sert de catalyseur, pour terroriser les populations et leur montrer ce qui peut arriver après le décès en cas d'hérésie, les Dominicains décident d'exhumer les corps de personnes hérétiques ou reconnues comme tel et de les brûler en public. Une telle mesure déclenche des émeutes, c'est le cas à Albi en 1234.
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La prise de Montségur :
Le site de Montségur se trouve à l'est de foix et au sud-ouest de Carcassonne dans le pays d'Olmes, dans la seigneurie de Mirepoix, annexée à la France en 1229.
C'est en 1204 que le château de Montségur devient un centre actif de la foi cathare. Au concile de Latran en 1215,le nom de montségur est encore citée comme repère d'hérétiques. Le traité de Paris(1229) a renforcé le rôle de refuge de Montségur.
C'est un événement(1242) qui est à l'origine de la perte du château de Montségur .Le 28 mai 1242,deux inquisiteur, un dominicains et un Franciscan, passent la nuit avec tout leur groupe (onze personnes) à Avignonet au nord-ouest de Castelnaudary. Ils y sont tous massacrés à coup de hache par des hommes venus de Montségur et des chevaliers faidits provenant du même lieu.
Le concile, qui se tient à Béziers en avril 1243, évoque le sort de Montségur.
Le siège du château commence dès fin mai 1243,il dure neuf mois. Des difficultés sont rencontrés dus à la topographie des lieux et à la forte résistance des assiégés.
Fin février 1244, c'est la fin du château de Montségur, il faut négocier la capitulation. Environ 215 cathares sont brûler vil parce qu'ils refusent d'abjurer leur foi.
La chute de Montségur ne fait pas disparaître le catharisme, certains château résistent encore, tel Quéribus pris en 1255.
L'inquisition va encore étendre son empire et l'église catholique remporte une victoire totale sur le catharisme.
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Epilogue :
Des documents font état d'un dernier parfait cathare (Guilhem Bélitaste), condamné et brûlé en 1321 devant le château de Villerouge-Terménès.
Il en fut de même pour une femme brûlée vive à Carcassonne en 1325.
La dernière église cathare organisée se trouve en Bosnie, elle disparaît en 1463 avec l'invasion Ottomane.
Sur le plan politique, le comte de Toulouse Raymond VII meurt en 1249,sans fils légitime. Le frère de Louis IX et son épouse Jeanne fille unique de Raymond VII, Récupèrent le comté. Tous les deux decedent en 1271 et le comté devient province Française.
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Chronologie :

  • 1167 :Concile cathare à St-Félix-de-Lauragais ; création de quatre évêchés cathares.
  • 1177 :Lettre de Raymond V à l'ordre des Cîteaux pour lui signaler le »développement effrayant » de l'hérésie cathare.
  • 1194-1222 :Règne de Raymond VII, comte de toulouse.
  • 1198-1216 :Pontificat d'Innocent III.
  • 1204 :Controverse entre cathares et catholiques à Carcassonne à l'instigation du roi d'Aragon ; conversion ouverte à la foi cathare de la soeur du comte de Foix, Esclarmonde.
  • 1206 :Début de la prédication Dominicaine.
  • 1207 :Nouvelle controverse à Montreal.
  • 1208 :Assassinat du légat Pierre de Castelnau à St Gilles.
  • 1209 :Début de la croisade des Albigeois ; massacre de Béziers. Simon de Montfort devient vicomte de Béziers et de Carcassonne.
  • 1210 :Bûcher de Minerve.
  • 1211 :Faux arrêt de la croisade et reprise de celle-ci. Bataille de Muret, défaite des Occitans soutenus par L'Aragon, mort de Pierre II.
  • 1214 :Bûcher de Morlon.
  • 1215 :Simon de Montfort, comte de Toulouse. Concile de Latran.
  • 1218 :Mort de Simon de Montfort pendant le siège de Toulouse.
  • 1219 :Massacre de Marmande.
  • 1222-1249 :Règne de Raymond VII, comte de Toulouse.
  • 1224 :Amaury, fils de Simon de Montfort, cède ses droits sur la région au roi de France.
  • 1226 :Croisade des Albigeois de Louis VIII. Concile cathare de Pieusse avec création d'un cinquièmes évêché.
  • 1229 :Traité de Paris.
  • 1231 :Création de l?inquisition par le pape le pape Grégoire IX qui confie à l'ordre des Dominicains le soin de poursuivre et D'extirper l'hérésie en Languedoc et Provence.
  • 1242 :Assassinat de collaborateurs de l'inquisition à Avignonet.
  • 1243-1244 :Siège de Montségur et bûcher.
  • 1249 :Bûcher à Agen. Alphonse de Poitiers, frère de St Louis, devient comte de Toulouse.
  • 1255 :Capitulation de Quéribus.
  • 1258 :Traité de Corbeil.
  • 1271 :Mort d'Alphonse de Poitiers et de son épouse ; rattachement du comté de Toulouse au domaine royal français.

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Ce résumé de l'histoire cathare est réalisé ,grace au livre :
Comprendre la tragédie des cathares
. De Claude Lebedel, éditions Ouest-France, Edilarge S.A., Rennes.

Pour plus d'info :

  • L'épopée cathare. De Michel Roquebert, éditions Privat à Toulouse.
  • La religion des cathares et histoires cathares. De Jean Duvernoy, éditions Privat
  • La croisade des Albigeois. D'Achille Luchaire, publié au début du siècle.
  • L'histoire des Albigeois. De N. Peyrat, paru en 1880.

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