Sur le sentier
Cathares
Histoire
cathare, Le mot cathare,
En France, l'Affaire
cathare, l'Excommunication, l'Interdit, La
croisade armée,
Le conte de Toulouse, La
religion cathare, Les événements, Intervention
extérieur, Première croisade,
Première
campagne, Le massacre de Béziers, Les
campagnes annuelles, Concile de Latran,
Révolte, Le
traité de Paris, Renforcement,
Montségur, situation, La
prise de Montségur, Épilogue, Chronologie, Plus d'infos...
L'histoire cathare
s'est déroulé sur prés de 2 siècles.
L'élimination du dernier parfait date de 1321. Le terme
Cathare n'était ni utilisé par les prêtres,
religieux et ni par l'inquisition. L'expression la plus usitée
était »hérétiques Albigeois »
Dans cette catégorie, les inquisiteurs séparaient
les parfaits. C'est à dire les prêtres ou prédicateurs
hérétiques. Le Nom d' «Albigeois »
s'explique par la forte domination du catharisme dans cette région.
Les noms que l'on donnait au camp adverse étaient les croisés,
la papauté, les Français. A l'époque le
mot «français » désignait les habitants
de l'Île de France. Retour debut
Le mot
cathare apparaît en 1163 dans un sermon du moine allemand
ECKBERT de SCHONAU, avec lesquels il a «disputé ».
A ce jour aucun étymologie du mot Cathare n'est admise par
les spécialistes. La plus commune viendrait de l'Allemagne.
Au Moyen-Age le chat était l'une des incarnations du Diable.
Chat =Kalte : Hérétique proviendrait
de Kelter (même racine). On qualifiait de Cathares (hérétiques)
ceux qui avaient l'habitude d'embrasser le derrière d'un
chat pour honorer Satan. Retour
debut
En
France jusqu'au milieu du siècle dernier on utilisait le
mot albigeois d'où l'expression «croisade des Albigeois ».
C'est Charles SCHMIDT en 1849 qui aurait employé l'expression
«cathares albigeois ». Retour debut
L'affaire
Cathare est à la fois religieuse et politique. Pour mieux
comprendre la tragédie Cathare, il faut expliquer le système
féodal de la société du 12ème et 13ème
siècle.
Le régime Féodal est un ensemble d'institutions qui
définissent les obligations de service et d'obéissance
d'un vassal envers un seigneur et de protection et d'entretien du
suzerain envers le vassal. L'église aussi est omniprésente
au début du 13ème siècle ; exemple :
l'état civil est assuré par le curé. La
papauté a joué un rôle important dans l'histoire
de la tragédie Cathare surtout le pape Innocent III (pape
de 1198 à1216) c'est lui qui a lancé la croisade contre
les Albigeois. La papauté avait trois armes pour lutter contre
l'hérésie. Retour
debut
L'excommunication
elle prive l'intéressé de vie religieuse. Retour debut
L'interdit
contre un seigneur, elle interdit toute vie religieuse sur son territoire.
Retour
debut
La
croisade armée Appel des armées sous la bannière
de l'église pour combattre l'hérétique.
Deux ordres religieux seront les combattants les plus acharnés
de l'hérésie Cathare. Les cisterciens de l'ordre de
Cîteaux fondé en 1098. Les Dominicains impliqués
dans la création et le fonctionnement de la Ste Inquisition.
En dehors de l'église trois acteurs politiques sont en cause
dans l'Affaire Cathare : Le Comté de Toulouse, le puissant
voisin le royaume d'Aragon et la grande nation le royaume de France.
Retour debut
Le conte
de Toulouse puissant vassal du roi de France. Mais le Comte de Toulouse
est aussi Duc de Narbonne et Marquis de Provence, cela le rend vassal
à la fois du roi d'Angleterre et du roi d'Aragon et même
par une curiosité historique vassal de l'empereur d'Allemagne
(Arles fait toujours parti théoriquement du domaine impérial
Germanique). Dans le comté de Toulouse c'est le droit
romain qui prévaut à la différence de la France.
Les villes sont dirigées par les capitouls ou consuls élus
par les nobles et les bourgeois de la cité. Ces villes
connaissent une grande prospérité fondée sur
le commerce. Retour
debut
La
religion Cathare n'est pas un corps constitué, il n'y a pas
de couvent, d'église paroissiale mais il existe bien une
certaine hiérarchie :à la base les croyants puis
les novices, les diacres et enfin les évêques cathares.
Pour les cathares, il n'existe pas un seul Dieu mai deux :
un Bon et un Mauvais : On le qualifie de dualisme. Le Dieu
Bon règne sur les cieux et a créé les esprits,
les âmes. Le Dieu Mauvais a créé les choses
visibles donc les êtres humains. A la création
chaque âme peut connaître neuf corps, au neuvième
soit c?est le paradis, soit c'est l'enfer. (C'est la doctrine de
la MÉTEMPSYCOSE = une âme peut
connaître plusieurs corps.) Mais pour certain cathare l'enfer c'était
la terre. La doctrine cathare rejette la redemption de nos péchés
par le Christ, il rejette également tous les sacrements dont
la communion. De même, pour l'adoration de la croix puisque
la venue du Christ n'est qu'illusion et tromperie et que le corps
du Christ a été créé par le Diable (Dieu
mauvais). Les cathares sont certains de retrouver le monde lumineux
du bon après leur mort à la seule condition d?adhérer
à la Foi cathare. Les cathares considèrent le baptême
chrétien sans aucune valeur. Ils préfèrent
l'idée que deux processus différents sont possibles.
- Le passage à l'état de perfection. - La réception
du baptême à l'heure ultime de la vie. La religion
cathare est très novatrice car elle permet aux femmes de
pratiquer le noviciat(prêtrise) et donc d'accéder à
la l'état de parfait(prêtre).
Conséquence
de cette doctrine sur la vie sociale :
La doctrine cathare aboutit à rejeter le système féodal,
le paiement des impôts, la justice seigneuriale ou royale.
Le parfait ne doit pas mentir, ni jurer or la prohibition du serment
empêche le jeu des règles féodales. L'obligation
de dire la vérité a eu des conséquences terribles
lors des interrogatoires des parfaits. Tout cette doctrine aurait
pu, si elle s'était étendue, conduire à une
explosion sociale. Mais aucune révolte n'a eu lieu puisque
les cathares pensaient qu'il était impossible d'agir contre
le mal, donc de changer le monde. Retour debut
Les
Événements : Les débuts de l'implantation de l'hérésie
cathare sont incertains et même inconnus. On sait, par
les documents, que le dualisme divin s'est manifesté en Europe
Occidentale au début du XIe siècle. Un bûcher
aurait en 1022 à Toulouse exécuté dix chanoines
proférant des idées proches de celles des cathares.
Le deuxième concile de Toulouse en 1119 condamna une hérésie
déjà répandue (reprit par le deuxième
concile de Latran) celles des Albigeois.
Les
événements s'articule en 2 périodes : A
la fin du XIe siècle : prédication pacifique,
bien qu'un légat du pape, en 1180, ait demandé une
croisade militaire. L'assassinat d'un légat en 1208 précipite
les événements.
1209 à
1224 première croisade
1226 à1229
seconde croisade
1249 à1255
liquidation définitive du catharisme
A la seconde moitié
du XIIè siècle, l'église est préoccupé
par la forte progression du catharisme. Et la papauté s'inquiète
que les autorités civiles manquent d'empressement à
chasser l'hérésie. Jusqu'en 1177 ou RAYMOND V Comte
de Toulouse, dans une lettre adressée à l'ordre de
Cîteaux, met en cause l'hérésie cathare et fait
appel au Roi de France pour vaincre le catharisme. Le catharisme
est pourtant assez répandu dans la noblesse albigeoise.
Même le clergé local est impuissant face à la
Foi cathare pour 2 raisons essentielles : LA LANGUE :
le latin pour l'église,
langue d'Oc pour les cathares.
LES DIMES : l'église
prélève des dîmes pour subsister. Les cathares
vivent de leur travail et ne demande rien. Mais aussi l'intervention
des Frères prêcheurs(Franciscans et Dominicains) génére
des discussions au sein du clergé qui profite au catharisme.
Retour debut
Intervention
extérieure Le Roi de France Louis VII et le Roi d'Angleterre
Henri II répondent par le droit féodal à l'appel
du Comte de Toulouse. Avec l'accord du pape une délégation
séjourne dans le Comté de Toulouse de 1178 à1181.
Mais les deux rois interviennent aussi par peur d'une extension
de la Foi cathare à leur royaume. Cette délégation
est sous l'autorité du légat du pape Pierre de Pavie.
Quelques chefs cathares sont, sous des interrogatoires assez précis,
obligés d'abjurer leur Foi mais la répression n'atteint
pas encore le degré de sauvagerie qu?elle connaîtra
dés 1209. La situation évolue à la mort
du pape Célestin III et par l'élection d'un nouveau
pape Innocent III. Celui-ci lance immédiatement un appel
aux armes contre les hérétiques. Mais c'est surtout
la mort de son légat, Pierre de Castelnau, en 1208 qui le
convainquit de la nécessité d'une véritable
croisade. Pourtant à partir de 1204, année où
les croisés pillent Constantinople, Innocent III envoi d'abord
des prédicateurs qui adopte la méthode de prédication
cathare, en allant humblement vers les hérétiques,
pour convertir ceux-ci à la Foi Catholique. Mais cette démarche
ne donne pas entièrement satisfaction. C'est donc en
1208, par l'assassinat du légat Pierre de Castelnau que le
sang va couler à flot. Les cause et les responsabilités
de cet assassinat restent incertaines mais l'église, par
l'intermédiaire du légat Arnaud-Amaury, va se servir
de l'occasion pour lancer la croisade contre les hérétiques
Albigeois. Retour
debut
La
premiere croisade :(1209-1213) Avant de déclencher
l'invasion, deux points sont à éclaircir.
-
-
1209
: Premiere campagne Le but de la croisade était d?extirper
l'hérésie, en passant par la soumission des seigneurs
qui, en s'engageant à favoriser cette eradication, sauvegardaient
leurs fiefs devenus intouchables par protection de l'église.
Le gros de l'armée part de Lyon, traverse Valence qui fait
soumission sans problème ainsi que Montpellier. Retour debut
Le
massacre de Bezier
-
-
1er Août 1209 siège
de Carcassonne, prise de la ville le 15 août. Toute la
population est expulsée avec abandon de tous ses biens.
Le vicomte de Béziers et de Carcassonne, Trencaval mort
en captivité en novembre 1209, est déposséder
de son fief que le pape offre à Simon de Montfort, petit
seigneur, qui par la même occasion devient, à ce
moment, le véritable chef de la croisade. Mais la
croisade contre les hérétiques pris une tournure
plus personnelle, car Simon de Montfort doit conquérir
les terres des vassaux restés fidèles au vicomte
Trencaval. Simon de Montfort (1165-1218) instaure un impôt
au profit de Rome mais surtout se comporte comme un soudard,
jugeant seul, condamnant seul et crée les premiers bûchers
dont celui de 1210 à Minerve qui fit 140 victimes.
Retour
debut
Les
campagnes annuelles de Simon de Montfort:
Retour
à l'histoire : Simon
de Montfort décide de s'attaquer au Comte de Toulouse, qui
il est vrai a toujours montré peu d'empressement à
combattre les hérétiques. D'ailleurs beaucoup de vassaux
fidèles au comte de Béziers ont trouvé refuge
à Toulouse. Après l'échec du siège
de Toulouse en juin 1211, Simon de Montfort utilise les ressources
politiques et religieuses pour isoler Raymond VI, comte de Toulouse.
Politique : En conquérant
l?immense majorité du territoire du comté de Toulouse.
Convoquant en assemblée les vassaux de Raymond VI, fraîchement
conquis, pour leur faire signer un acte, connu sous le nom des «statuts
de Pamiers » le 1er décembre 1212, obligeant d'instaurer
les règles et lois juridiques utilisées en Île-de-France.
Religieuse : En
réussissant, par l'intermédiaire du légat du
pape Arnaud-Amaury, à faire excommunié et poser l'interdit
à plusieurs reprise sur le comte de Toulouse. Pour lui
venir en aide, Raymond VI fait appel à son puissant voisin,
le roi d'Aragon. Celui-ci accepte, par peur qu'un seigneur du Nord
obtienne un vaste domaine et aussi parce que Raymond VI est son
beau-frère. Une délégation Aragonaise est
envoyée à Rome ou elle expose les arguments de Pierre
II, roi d'Aragon, comme le droit féodal bafoué par
Simon de Montfort. Le pape décrète aussitôt
l'arrêt de la croisade. Cette décision intervient
à la mi-Janvier 1213. Mais c'est seulement en février
1213 que les légats du pape reçoivent cette notification
et pendant cet intervalle la situation a complètement évolué.
Lors du procès canonique, qui débute janvier 1213,
et qui doit permettre à Raymond VI de s'expliquer sur l'accusation
d'hérésie, Pierre II d'Aragon intervient, auprès
des légats pour exposer les mêmes arguments, faites
par sa délégation au pape. Ceux-ci refusent. De
ce fait le comte de Toulouse prête serment et s'engage auprès
de Pierre II. Or Raymond VI est déjà le vassal
du roi de France et ne peut se donner à un autre suzerain.
Le pape apprend, ce fait par ses légats, décide de
relancer la croisade le 21 Mai 1213 et ordonne à Pierre II
de renier ses serments fait à Raymond VI et de signer une
trêve avec Simon de Montfort, faute de quoi il sera exclu
de la communauté catholique. Pierre II, ne l'entend pas,
et organise une campagne militaire, passe les Pyrenees avec un nombre
important de soldat : objectif la ville de Muret. Mais
cette bataille est une défaite militaire et c'est l'écrasement
des forces Aragonaises et Toulousaines, Pierre II y trouve la mort
dès le début des combats. Simon de Montfort s'ouvre
une domination sans limite de cette région.
1214-1215 :
L'achèvement de la conquête. En
janvier 1214 le pape nomme un nouveau légat, Pierre de Bénevent,
qui remplace Arnaud-Amaury. Simon de Montfort continue sa conquête,
avec son cortège de destructions et de massacres. Par
un concile qui se tient à Montpellier en janvier 1215, il
essai de se faire nommer chef suprême de Toulouse et des domaines
du comte de Toulouse. Cela ferait de lui un seigneur plus puissant
que le roi de France, exerçant son autorité des Pyrenees
centrales aux Alpes et à la Dordogne .Ce concile qui accède
à sa demande, en attendant la réponse du pape, oublie
les règles élémentaires du droit féodal.
Cette énormité ne fait que refléter l'ambition
démesurée de Simon de Montfort. Innocent III,
qui avait reçu Raymond VI entre temps, lui donna l?absolution
contre la remise de ses terres et de ses droits. D'où le
renvoi de sa décision au grand concile de Latran de 1215.
C'est à ce moment qu'un intervenant resté dans l'ombre
rentre en jeu, le Roi de France. L'entrée en scène
de Philippe Auguste va se faire par deux actes :
·D'une
part, il accorde sa protection à la ville de Montpellier
pendant le concile, façon efficace de marquer le territoire
D'autre part, autorise son fil, futur Louis VIII, a participer
à la croisade pour une quarantaine (OST)
1214-1215
: L'achèvement de la conquête. Innocent III fit de ce concile le rétablissement
de l'église dans l'état où elle devait être,
c?est à dire un clergé ayant un mode de vie stricte
et proche des ses ouailles.(c'est de ce concile que date l'obligation
de chaque fidèle de se confesser au moins une fois par an.)
Pour ce qui est de l'affaire cathare ce concile fut marqué
à la fois par une absence et une décision. Absence de
critique, aucun regret à l'égard des méthodes
barbares utilisées contre les cathares. La décision
de donner tous les droits ainsi que le titre de Comte à Simon
de Montfort aux dépens de Raymond VI. Simon de Montfort
était investit de ses droits sous réserve du droit
féodal en prêtant allegiance à Philippe Auguste.
Ce fut fait en avril 1216 à Pont-de-l'Arche (Eure). Retour debut
Concile
de LATRAN : Innocent III fit de ce concile le rétablissement
de l’église dans l’état où elle devait être,
c’est à dire un clergé ayant un mode de vie stricte
et
proche des ses ouailles.(c’est de ce concile que date l’obligation
de chaque fidèle de se confesser au moins une fois par an.)
Pour ce qui est de l’affaire cathare ce concile fut
marqué à la fois par une absence et une décision.
Absence de critique, aucun regret à l’égard
des méthodes barbares utilisées contre les cathares.
La décision de donner tous les droits ainsi que le titre de Comte
à Simon de Montfort aux dépens
de Raymond VI Simon de Montfort était investit de ses droits
sous réserve du droit féodal en prêtant allegiance
à Philippe Auguste. Ce fut fait en avril 1216 à Pont-de-l’
Arche (Eure). Retour
debut
Révolte
:(1216-1225)
C'est
d'Avignon qu'allait partir un vaste mouvement de révolte.
En mai 1216, la ville, en présence de Raymond VI et de son
fils, se prononce en faveur d'une campagne militaire pour reprendre
Toulouse. Ce mouvement à une forte tonalité occitane.
Se rallient, à cette révolte, seigneur d'Orange, comte
de Valentinois, la majorité des villes de la vallée
du Rhône, des vaincus de la croisade. Premier objectif,
Beaucaire prise en août 1216. Puis Toulouse se soulève,
Simon de Montfort procède à sa mise à sac en
septembre 1216. Raymond VI reprend, quand même, sa ville
un an après. Entre temps la révolte continue vers
Carcassonne, dans les Corbières, en Provence, dans la vallée
du Rhône. Simon de Montfort décide de reprendre
Toulouse donc l'assiège. Pour la première fois
le choc entre Occitan et Français est direct. Le siège
dure d'octobre 1217 à juin 1218. Le 25 juin, Simon de
Montfort meurt, tué par le choc d'une pierre à la
tête lors d'un combat. Le légat du pape désigne
son fils, Amaury, comme successeur. Mais l'élan des croisés
est coupé avec la perte de cet être doté d'un
immense charisme. Fin juillet le siège est levé.
Un tel échec redonne courage aux Occitans. Début
1219, Amaury de Montfort engage le siège de Marmande alors
que Montpellier et Nîmes se rallient, à nouveau, à
Raymond VI et son fils. Devant des faits si grave le roi de France
intervient en dépêchant son fils Louis avec un fort
contingent de chevaliers et d'archers. Son nom restera gravé
au massacre de Marmande (mai 1219) perpétré après
la prise de la ville. La révolte Occitane s'amplifie
et Amaury perd tous les territoires face à Raymond VII dont
le père, Raymond VI, est mort en août 1222. Janvier
1224, un accord est signé entre le comte de Toulouse et de
Foix et Amaury de Montfort qui met fin à la première
croisade. La papauté ne veut pas se satisfaire d'un accord
qui marque sa défaite, le nouveau pape Honorin III, demande
au nouveau roi de France, Louis VIII, de reprendre le flambeau de
la croisade. Pour conduire une deuxième croisade Louis
VIII, en Février 1224, pose des conditions que bien entendu
le pape ne peut accepter cela aboutirai à tirer un trait
sur l'autonomie d'action de l'église en Albigeois. De ce
fait, en avril, le pape annonce qu'il renonçait à
son idée de croisade contre les Albigeois et préfère
se retourner sur une croisade en terre sainte. Ce volte face
n'arrange pas les affaires de Louis VIII car elle contrecarre sa
volonté de s' emparer du languedoc. Pendant deux ans,
maneuvres diplomatiques, tractations officielles et secrètes
opposent papauté, comte de Toulouse, Amaury de Montfort et
roi de France.
La
solution française :
Janvier 1226, Louis VIII, fait adopter par le parlement, réunissant
les grandes familles seigneuriales de France, des archevêques
et des évêques, le principe d'une nouvelle croisade
avec pour corollaire la condamnation de Raymond VII et la cession
à lui-même de tous les droits sur le pays Albigeois.
Toutes les conditions religieuses et juridiques étaient réunis
pour une expansion du royaume de France en pays d'Oc. La seul annonce
de l'arrivée des forces royales sèment la terreur
et nombres de villes et seigneurs prêtent serment au roi de
France sans combattre. Malgré tous ces ralliements, Raymond
VII multiplie les actes par lesquels ses vassaux et les villes s'engagent
à résister à la croisade et au roi de France.
Septembre 1226, Avignon capitule et nouveauté pour bien incorporer
le Languedoc au domaine royal Louis VIII crée une sénéchaussée,
(c'est à dire un gouvernement civil et militaire royal donc
en dehors du système féodal).Beaucoup d'autres sénéchaussées
suivent Avignon : Béziers, Carcassonne, Pamiers, Castelnaudary,
Lavaur, Puilarens, Albi. Très fatigué et malade
Louis VIII meurt le 8 novembre 1226. Il est remplacé par
la régente Blanche de Castille puisque le fils qu'elle a
eu avec Louis VIII est encore mineur. Avant de mourir, Louis VIII
a nommé un chef militaire, Humbert de Beaujeu pour continuer
la croisade. Immédiatement après le décès
du roi de France, la rébellion éclate, mais l'apogée
de cette révolte arrive à son summum lorsque Raymond
VII entre dans le conflit. Il est à nouveau excommunié
et déchu des ses droits féodaux. Humbert de Beaujeu,
dans certaines zones, maîtrise la révolte avec les
habituelles destructions, massacres et actes de barbaries. Pourtant
Raymond VII étend son empire. Pour mettre fin à cette
guerre, les deux parties veulent trouver une solution. Retour debut
Le
traité de Paris : Débutant fin 1228, la France propose un
premier projet. Au début 1229, les deux parties se réunissent
à Meaux et bien que le texte soit dur, le comte de Toulouse
du s?incliner. Ces négociations aboutissent au traité
de Paris le 12 avril 1229. Ce traité ne met pas fin au
problème cathare mais extermine l?autonomie Occitane. Une
étape très importante de l?histoire du royaume de
France est franchie.
Analyse sommaire
de ce traité :
Pas de levée
de l'accusation d'hérésie pour le comte de Toulouse,
malgré ce fait religieux l'essentiel de ce traité
est politique.
Cession par
le comte de Toulouse au profit du roi de la moitié de
son domaine.
Maintien
en viager du restant, puisque après le mariage de la
fille du comte de Toulouse avec le frère du roi, Alphonse
de Poitiers, et à la mort de celui-ci, tout doit revenir
à la France.
Allegiance
du comte de Toulouse au roi de France, Louis IX.
Amnistie générale
et réciproque.
Démantèlement
des fortifications de plusieurs villes et châteaux dont
celui de Toulouse. Retour
debut
Le
renforcement de l'appareil de reprehension : Malgré ce traité,
comme on l'a vu le problème cathare est toujours existant.
Pour cela, en avril 1229, Louis XI signe un texte obligent les vassaux
Occitan qui ont rendu hommage au roi de France, à s'impliquer
dans la lutte contre les hérétiques cathares, participer
à leur recherche. Il y a ainsi confusion entre le domaine
religieux (ecclésiastique) et le domaine civil (séculier).
Retour debut
Montségur,
La fin des cathares : Montségur, ce mot est lourd de signification.
Le bûcher du 16 mars 1244, après un très long
siège, reste comme le symbole de la tragédie cathare.
C'est à propos de Montségur que plusieurs dérives
se sont produites (le trésor cathare, le temple solaire,
le relais des religieux de l'inde ou encore le saint Graal). Mais
un fait est certain se fut après le siège et la prise
de Montségur que le catharisme s'éteint. Retour debut
Situation
après le traité de Paris Ce traité a mis les autorités
religieuses en position de force pour combattre l'hérésie
cathare. En 1229,un concile se tient à Toulouse, et c'est
de la qu'est né un véritable régime policier
dans la région, en un mot l'inquisition. Très
vite un climat général lourd de menace s'installe.
Le comte de Toulouse, Raymond VII, joue encore l'ambiguïté
face à cette répression. Mais le nouvel évêque
de Toulouse Raymond de Fauja(1231), réussi à entraîner
le comte de Toulouse dans la chasse aux hérétiques.
En avril 1233, le pape Grégoire IX, charge les frères
prêcheurs(dominicains) de poursuivre les hérétiques
et de constituer les tribunaux de l?inquisition. Le fanatisme qu?ils
affichent aboutit à l'explosion. Un fait macabre sert
de catalyseur, pour terroriser les populations et leur montrer ce
qui peut arriver après le décès en cas d'hérésie,
les Dominicains décident d'exhumer les corps de personnes
hérétiques ou reconnues comme tel et de les brûler
en public. Une telle mesure déclenche des émeutes,
c'est le cas à Albi en 1234. Retour debut
La
prise de Montségur : Le site de Montségur se trouve à
l'est de foix et au sud-ouest de Carcassonne dans le pays d'Olmes,
dans la seigneurie de Mirepoix, annexée à la France
en 1229. C'est en 1204 que le château de Montségur
devient un centre actif de la foi cathare. Au concile de Latran
en 1215,le nom de montségur est encore citée comme
repère d'hérétiques. Le traité de Paris(1229)
a renforcé le rôle de refuge de Montségur.
C'est un événement(1242) qui est à l'origine
de la perte du château de Montségur .Le 28 mai 1242,deux
inquisiteur, un dominicains et un Franciscan, passent la nuit avec
tout leur groupe (onze personnes) à Avignonet au nord-ouest
de Castelnaudary. Ils y sont tous massacrés à coup
de hache par des hommes venus de Montségur et des chevaliers
faidits provenant du même lieu. Le concile, qui se tient
à Béziers en avril 1243, évoque le sort de
Montségur. Le siège du château commence
dès fin mai 1243,il dure neuf mois. Des difficultés
sont rencontrés dus à la topographie des lieux et
à la forte résistance des assiégés.
Fin février 1244, c'est la fin du château de Montségur,
il faut négocier la capitulation. Environ 215 cathares sont
brûler vil parce qu'ils refusent d'abjurer leur foi. La
chute de Montségur ne fait pas disparaître le catharisme,
certains château résistent encore, tel Quéribus
pris en 1255. L'inquisition va encore étendre son empire
et l'église catholique remporte une victoire totale sur le
catharisme. Retour
debut
Epilogue
:
Des documents
font état d'un dernier parfait cathare (Guilhem Bélitaste),
condamné et brûlé en 1321 devant le château
de Villerouge-Terménès. Il en fut de même
pour une femme brûlée vive à Carcassonne en
1325. La dernière église cathare organisée
se trouve en Bosnie, elle disparaît en 1463 avec l'invasion
Ottomane. Sur le plan politique, le comte de Toulouse Raymond
VII meurt en 1249,sans fils légitime. Le frère de
Louis IX et son épouse Jeanne fille unique de Raymond VII,
Récupèrent le comté. Tous les deux decedent
en 1271 et le comté devient province Française.
Retour debut
Chronologie
:
1167 :Concile
cathare à St-Félix-de-Lauragais ; création
de quatre évêchés cathares.
1177 :Lettre
de Raymond V à l'ordre des Cîteaux pour lui signaler le »développement
effrayant » de l'hérésie cathare.
1194-1222 :Règne
de Raymond VII, comte de toulouse.
1198-1216 :Pontificat
d'Innocent III.
1204 :Controverse
entre cathares et catholiques à Carcassonne à
l'instigation du roi d'Aragon ; conversion ouverte à
la foi cathare de la soeur du comte de Foix, Esclarmonde.
1206 :Début
de la prédication Dominicaine.
1207 :Nouvelle
controverse à Montreal.
1208 :Assassinat
du légat Pierre de Castelnau à St Gilles.
1209 :Début
de la croisade des Albigeois ; massacre de Béziers.
Simon de Montfort devient vicomte de Béziers et de Carcassonne.
1210 :Bûcher
de Minerve.
1211 :Faux
arrêt de la croisade et reprise de celle-ci. Bataille
de Muret, défaite des Occitans soutenus par L'Aragon,
mort de Pierre II.
1214 :Bûcher
de Morlon.
1215 :Simon
de Montfort, comte de Toulouse. Concile de Latran.
1218 :Mort
de Simon de Montfort pendant le siège de Toulouse.
1219 :Massacre
de Marmande.
1222-1249 :Règne
de Raymond VII, comte de Toulouse.
1224 :Amaury,
fils de Simon de Montfort, cède ses droits sur la région
au roi de France.
1226 :Croisade
des Albigeois de Louis VIII. Concile cathare de Pieusse avec
création d'un cinquièmes évêché.
1229 :Traité
de Paris.
1231 :Création
de l?inquisition par le pape le pape Grégoire IX qui
confie à l'ordre des Dominicains le soin de poursuivre
et D'extirper l'hérésie en Languedoc et Provence.
1242 :Assassinat
de collaborateurs de l'inquisition à Avignonet.
1243-1244 :Siège
de Montségur et bûcher.
1249 :Bûcher
à Agen. Alphonse de Poitiers, frère de St Louis,
devient comte de Toulouse.
1255 :Capitulation
de Quéribus.
1258 :Traité
de Corbeil.
1271 :Mort
d'Alphonse de Poitiers et de son épouse ; rattachement
du comté de Toulouse au domaine royal français.
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Ce
résumé de l'histoire cathare est réalisé
,grace au livre :
Comprendre la tragédie des cathares. De Claude Lebedel, éditions Ouest-France,
Edilarge S.A., Rennes.
Pour plus d'info
:
L'épopée
cathare. De Michel Roquebert, éditions Privat à
Toulouse.
La religion
des cathares et histoires cathares. De Jean Duvernoy, éditions
Privat
La croisade
des Albigeois. D'Achille Luchaire, publié au début
du siècle.
L'histoire
des Albigeois. De N. Peyrat, paru en 1880.
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